Les plantes bio-indicatrices

Gérard Ducerf, botaniste, auteur de ‘L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices, guide de diagnostic des sols » présente les plantes bio-indicatrices, ou comment la nature se rééquilibre grâce aux plantes.

Depuis leur apparition, les plantes ont colonisé des milieu de vie variés, se sont adaptées aux sols, aux conditions climatiques et même aux pratiques agricoles !

Le salut passera par les plantes, il n’y a pas d’autre solution

Gérard Ducerf explique comment l’humus s’est formé à partir du carbone. Il parle ensuite des amendements, notamment du calcaire et de la chaux (bactéricide). La chaux peut être emplacé par du lithotamne (algue qui produit du calcaire avec beaucoup d’éléments minéraux) qui ne doit surtout pas être micronisé (elle devient alors bactéricide aussi). Pour ne pas être bactéricides, les particules des amendements calcaires ne doivent pas faire moins de 0.2 mm de diamètre (comme du sable).

On décrit ensuite comment les plantes peuvent germer dans des conditions très précises. Ainsi, dans les sols très caillouteux on trouve des plantes qui secrètent des acides par les racines (comme la pariétaire) capables de caser la roche et servir d’espèces pionnières pour recoloniser la roche.

La où il y a le problème, il y a la solution

Le Rumex à feuilles obtuses pousse dans les sols pour rétablir la circulation de l’eau dans les cas d’hydromorphisme. Le Rumex transforme dans une forme non toxique le fer et l’aluminium qui sont toxiques dans le sol. Il se retrouve aussi en usage médicinal pour désintoxication et soigner les hydromorphismes chez l’homme.

Les plantes se trouvent parfois de bons compagnons. Les exudats racinaires de certaines lèvent la dormance d’autres graines, ou favorisent les mycorhizes qui vont gainer les racines des plantes « partenaires ».

Un exemple d’épuration des sols par le tournesol : le tournesol stocke les produits chimiques (pesticides surtout) dans ses graines. C’est pour cela qu’il ne faut pas acheter d’huile de tournesol non biologique !

Le problème c’est de vouloir nourrir les plantes alors qu’il faut nourrir le sol

Les excréments des animaux lèvent la dormance des aliments qu’ils mangent grâce à des hormones. C’est pour cela qu’il ne faut pas mettre de fumier de cheval là où on ne veut pas de broussailles (le cheval étant un animal de lisière de forêt, son fumier a tendance à faire favoriser la germination de ces plantes).

Petit récapitulatif des utilisations de fumier :
Le fumier de cheval est surtout riche en carbone
Le fumier de bovin est plutôt équilibré avec de la paille
Le fumier de mouton comporte beaucoup d’azote et de potasse, c’est pourquoi il est utile de l’équilibrer avec du fumier de cheval
Le fumier de volaille a énormément de phosphore, à équilibrer avec les autres

Certains végétaux améliorateurs de compost : prêle, consoude, fougères

 

 

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