Eté 2017 : nouvelles de la pépinière permacole

Voilà un an que la pépinière permacole a déménagé au nord de Lyon, à Collonges au mont d’Or, et je me rends compte que je n’ai pas donné beaucoup de nouvelles.

Etant en repos un peu forcé pour le moment, je peux prendre le temps d’en écrire quelques-unes.

D’une façon générale, j’essaie d’applique les principes de permaculture aux différents aménagements, tout en gardant en tête que n’ayant pas de bail agricole, je peux en théorie devoir en partir rapidement.

Chronologie des aménagements

Cette année, je me suis concentrée sur l’aménagement du terrain :

Création des terrasses et de la mare au tracto-pelle

La terrasse a été creusée au tracto-pelle, puis nous avons rajouté un plastique pour l’étanchéifier, la terre n’étant pas assez argileuse pour retenir l’eau.

Le nord de la butte en mai : sauge des prés, oignons rocambole, sauge officinale, sauge sclarée (pas encore en fleur)

Le nord de la mare en juin : sauge sclarée en fleur, épinard vivace en graines, lupin blanc

Johnnie et Bigoudi découvrent les joies de la mare

L’une des premières actions a été de construire la clôture, pour garder ma chienne à l’intérieur, et les sangliers à l’extérieur

Clôture du terrain

Pour éviter les intrusions de sangliers principalement (a l’air de fonctionner aussi pour les chevreuils même si elle n’est pas très haute), grâce à de nombreux participants à 2 chantiers collectifs en été 2016.

Installation d’un petit abri

(merci Alex 🙂 )

Cet abri en métal permet de stocker les outils, les pots, etc. et évite qu’ils ne s’envolent et prennent les UVs / la pluie. Evidemment, il est déjà trop petit. J’aimerais plus tard installer une petite serre, qui servira à la fois de lieu de lieu de production et de stockage (terreau notamment).

Construction de toilettes sèches (merci Alex 🙂 )

Indispensable quand on est entourée de chemins de promenade !

Elles servent également de stockage à l’électrificateur de la clôture et sa batterie (rechargée par un panneau solaire installé sur le toit).

Aménagement des terrasses

Les terrasses cet hiver. Quand je vous dis que je fais de la plante rustique !

Progressivement, les terrasses sont aménagées et deviennent de moins en moins désorganisées.

L’arrivée de l’eau (et d’un système d’irrigation avec asperseurs) fut une vraie bénédiction, le temps avant passé à aller chercher de l’eau au cimetière avec mes arrosoirs peut maintenant être consacré au désherbage, et bientôt, à la multiplication.

Aménagement du réseau d’irrigation

Réseau d’irrigation enterré

(merci Vincent 🙂 )

Depuis quelques semaines, j’ai accès à l’eau, ce qui change la vie, plus besoin d’aller chercher de l’eau au cimetière avec mes arrosoirs !

Un réseau d’irrigation a été réalisé par Vincent, ami et voisin maraîcher qui me donne accès à l’eau. J’ai accès à 3 sorties d’eau, sur lesquelles je peux brancher soit des asperseurs soit des tuyaux.

L’eau vient d’un forage effectué cet hiver par Vincent et le Syndicat Mixte des Monts d’Or.

Le réseau reste à organiser à partir des sorties d’eau, mais ça me facilite déjà énormément la vie et me permet d’envisager de bientôt envisager la multiplication (le but de la pépinière permacole !)

Plantation de la forêt comestible

La majorité des arbres et arbustes que j’avais ont été créés dans le bas du terrain, car c’est là où la terre est la plus riche, et surtout là où elle est abritée du vent du nord (grâce à une forêt juste en dessous). Cette partie est destinée à être le jardin-forêt qui me servira pour le prélèvement des boutures/graines/rhizomes, etc. Certaines plantes ont mal vécu la sécheresse et n’ont pas survécu (j’en ai déménagé certaines en fin d’été et il faisait sec).

D’autres plantes ont aussi été installées le long des clôtures, mais le désherbage n’est pas une mince affaire.

Une aspergeraie a aussi été plantée, et a d’ailleurs grand besoin de désherbage.

Les allées sont fauchées pour décourager les chardons. Le chardon commun (Circium arvense) indique une saturation du CAH (compexe argilo-humique) par excès de matière organique, d’engrais azotés ou d’épandage de fumier, lisiers et purins non compostés, provoquant le blocage du phosphore.

La bonne nouvelle, c’est que le chardon contient dans ses feuilles du phosphore assimilable (selon Gérard Ducerf). En les fauchant régulièrement, j’espère donc progressivement à la fois pailler le sol et améliorer la disponibilité du phosphore qu’il contient.

Arrivée des cochons !

Le grand changement fut l’arrivée de Johnnie et Bigoudi, deux adorables cochons de race kune kune qui entretiennent le terrain (et accessoirement dévorent mes fraises et mes tomates).

Poulachon en cours de construction

C’est un vrai plaisir de les avoir avec moi, ils me suivent comme des chiens et sont très sociables.  Pas toujours facile de faire de l’élevage quand on n’habite pas sur place mais pour l’instant tout se passe bien. Des petits soucis de clôture et un électrificateur défectueux (ils sont parqués dans un filet électrique pour le moment) ont rendu les débuts un peu périlleux mais tout est rentré dans l’ordre.

Nous sommes en train de leur préparer un nouveau parc d’un peu plus de 1000 m² pour qu’ils aient de l’herbe fraîche à disposition.

Je prépare une page sur l’élevage de cochons kune kune dans une optique permacole car je pense que bien gérés ils peuvent être de très bons auxiliaires, tout comme les canards indiens ou Khaki Campbell par exemple.

Voilà tout pour les nouvelles du moment, je vais essayer d’en donner plus régulièrement !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*